Exemples de mise en œuvre

Développement de techniques innovantes visant- à réduire l’usage des herbicides de synthèses : le pâturage des vignes par les ovins

Une opération de pâturage d’ovins sur des vignes a été testée dès cet automne sur la zone de protection des champs captants « Moulin d’Aimargues » et « des Baisses » situés sur la commune d’Aimargues. Cette action vise à supprimer l’usage des herbicides de synthèse d’automne en vigne afin de réduire la pollution des eaux par les herbicides.

Au total 10 viticulteurs participeront à l’opération et 116 ha de vignes seront pâturés (dont 32.5 ha sur l’AAC) par 1300 moutons.

Mises aux normes des têtes de forages agricoles défectueuses

Sur la zone de protection du captage de Le Cailar a été mise en place en 2013 une démarche groupée volontaire de réhabilitation de forages agricoles.

Au total 13 têtes de forages défectueuses ont été réhabilitées par SAS Roudil forages. Les agriculteurs ont bénéficié de 75 % d’aides financières (300 et 700 € d’aide/forage réhabilité). Cette même démarche sera reproduite chaque année avec des agriculteurs volontaires.

Création d’un club technique destiné aux céréaliers avec Arvalis « optimiser et raisonner ses pratiques de fertilisation et de désherbage en grandes cultures »

Cette animation collective conduite par Arvalis, institut technique en grandes cultures a été proposée dès 2013 à l’ensemble des céréaliers disposant de parcelles sur les zones de protection du Cailar et d’Aimargues. Au total 30 céréaliers sont conviés à chaque réunion et 10 y participent régulièrement.

 Six réunions annuelles sont proposées et ont pour objectifs :

  • d’accompagner les céréaliers vers le développement de systèmes céréaliers économes en intrants en ayant une approche globale de leur système d’exploitation, en diversifiant leur assolement et en améliorant leurs pratiques de fertilisation, de désherbage.
  • de rendre les céréaliers autonomes par rapport à leurs décisions techniques de gestion de la fertilisation azotée et de maîtrise des adventices.
  • de favoriser les échanges entre les céréaliers d’une même commune et des communes voisines.

 

Mais aussi

  • Engagement des agriculteurs dans le changement de pratiques, ou conversion à l’agriculture biologique (MAEC)
  • Investissement dans du matériel nécessaire aux changements de pratiques (PVE)
  • Mises en place d’aires sécurisées pour le remplissage et le lavage des pulvérisateurs
  • Acquisition par les collectivités gestionnaires captages de foncier en vue de préserver durablement la ressource (gestion en régie ou par des agriculteurs via des baux environnementaux)
  • Engagement des communes à réduire ou supprimer l’utilisation des pesticides (voir Rubrique PAPPH)