Un peu d’hydrogéologie

Les nappes de la Vistrenque et des Costières ne sont ni une rivière ni un lac souterrain, concepts qui habitent l’imaginaire collectif, et qui sont exceptionnellement rares dans la nature. Contenues dans un réservoir de sables, cailloux et graviers, l’eau imprègne tous les espaces libres (à la manière d’une éponge) et forme ainsi une nappe. Ce réservoir épais de 5 à 30 mètres repose sur des argiles imperméables. L’eau s’y accumule et s’écoule dans ces roches. Proches de la surface ces nappes sont facilement accessibles.

L’alimentation des nappes est assurée par les pluies, principalement en automne et en hiver. La proximité des nappes avec la surface leur confère une capacité de recharge exceptionnelle. L’eau de pluie rejoint les nappes soit par infiltration directe sur la plaine et le plateau des Costières, soit par l’écoulement souterrain du réseau karstique des calcaires des garrigues Nîmoises.

La circulation et le renouvellement de l’eau dans les nappes de la Vistrenque et des Costières sont plutôt rapides, l’eau a moins de 20 ans.

A partir des mesures de niveaux de l’eau en de nombreux forages, il est possible de tracer une carte de la surface de la nappe qui met en évidence les sens et les directions d’écoulement. La comparaison des niveaux avec ceux des années précédentes permet d’apprécier l’évolution des réserves en eau.